Maillage interne SEO : la méthode, avec un cas mesuré
Relier les pages d’un site pour que Google voie ce qui compte : la méthode, les erreurs courantes, un cas mesuré.
En bref
- Le maillage interne est l’ensemble des liens d’une page du site vers une autre page du même site.
- Il sert à deux choses : faire découvrir les pages à Google, et lui dire lesquelles comptent.
- La méthode tient en cinq étapes : lister les pages utiles, trouver celles qu’aucun lien ne désigne, relier depuis les pages qui ont déjà de l’audience, soigner les ancres, mesurer.
- Dans notre étude de cas du site éditorial jeune, le maillage fait partie de sept leviers posés ensemble : la mesure ne dit pas quelle part lui revient.
À quoi sert le maillage interne
Google découvre une page en suivant des liens. Une page que rien ne relie est trouvée tard, ou jamais, et jugée peu importante : si aucune autre page du site ne la désigne, c’est que le site ne la juge pas utile.
Le maillage répond à deux questions de Google : cette page existe-t-elle, et compte-t-elle ? Les liens qui arrivent vers une page, leur nombre et l’importance des pages qui les portent, sont la façon dont un site dit ce qu’il met en avant.
Les trois sortes de liens
- La navigation : le menu, le pied de page, le fil d’Ariane. Ces liens sont présents partout, ils disent ce qui structure le site.
- Les liens de rubrique : une page de rubrique relie ses articles, et chaque article remonte vers sa rubrique. C’est l’organisation en cocon : des groupes de pages sur un même sujet, qui se renforcent.
- Les liens dans le texte : posés à la main, au bon endroit, avec une ancre qui décrit la page visée. Ce sont les plus utiles, et les seuls qui se travaillent article par article.
La méthode en cinq étapes
- Lister les pages qui doivent ressortir. Celles qui répondent à une recherche mesurée, ou qui portent votre offre. Pas toutes les pages : celles qui comptent.
- Trouver les pages orphelines. Comparez ce que le site contient (le sitemap, le gestionnaire de contenu) à ce qu’une exploration du site atteint en suivant les liens. Une page présente dans l’un et absente de l’autre n’est reliée à rien.
- Relier depuis les pages qui ont déjà de l’audience. Dans la Search Console, repérez les pages qui reçoivent des impressions, puis ajoutez, là où le sens s’y prête, un lien vers la page à pousser. Un lien depuis une page qui compte transmet plus qu’un lien depuis une page oubliée.
- Soigner l’ancre. Le texte du lien dit de quoi parle la page visée. « Cliquez ici » et « en savoir plus » ne disent rien. Variez les formulations plutôt que de répéter la même.
- Mesurer. Refaites le relevé quelques semaines plus tard : les pages visées reçoivent-elles plus d’impressions, sont-elles désormais indexées ?
Les erreurs qui coûtent du temps
- Un lien vers une page déjà redirigée : le lien existe, mais il passe par un détour.
- Toutes les pages reliées à toutes les autres : quand tout est mis en avant, rien ne l’est.
- Des liens placés dans des blocs répétés (barre latérale, pied de page) à la place de liens dans le texte, qui portent le sens.
- Des ancres identiques pour des pages différentes, qui brouillent ce que chaque page traite. C’est aussi une source de cannibalisation.
- Relier sans lire : un lien qui n’a aucun rapport avec le paragraphe ne sert ni le lecteur ni Google.
Un cas mesuré, et ses limites
Dans l’étude de cas du site éditorial jeune, chaque article renvoie vers d’autres articles et en reçoit, et chaque article est rangé dans une seule rubrique. Sur ce site, les impressions passent d’une trentaine par jour début juin à environ 500 fin octobre.
Cela ne prouve pas que le maillage en soit la cause : six autres leviers ont été posés sur la même période, et un site jeune progresse aussi avec le temps. Ce que la mesure permet de dire, c’est que ces pages ont été découvertes et gardées. Le maillage est une condition, pas un levier qui suffit seul.
